Présent partout où on ne l'attend pas (et surtout où on s'en passerait volontiers ! ) le discours "politico-ecolo-publicitaire" du designer Philippe Starck pollue notre espace encore plus sûrement que l'amoncellement de ses pires créations en plastique. Avant-hier designer, aujourd'hui anti-designer et pseudo philosophe de "l'ère polyester" Starck débarque demain dans le paysage audiovisuel britannique pour composer une "Starck Académie" qui risque bien de tourner à la "Starckophobie"...
"Tout ce que j'ai créé est absolument inutile. D'un point de vue structurel, le design est totalement inutile »
voilà une déclaration faite par
Philippe Starck à un l'hebdomadaire allemand. ("Die Zeit". Mars 2008).
Belle profession de foi et belle preuve de «masochisme professionnel », camarade !
Designer intéressant et publicitaire surdoué, « monsieur design » s'est toujours singularisé par un discours baroque où la fausse modestie se mélange aux jugements péremptoires et à une rhétorique tout à la fois fatigante et déficiente.
Interviewé par votre serviteur pour la 4 ème livraison de
l'IMPRONONçABLE (interview et « starckoscopie » sont à télécharger sur ce site dans la rubrique «anciens numéros ») et mis en face de certaines incohérences de son discours, le plus célèbre des designers français a tout simplement préféré ne pas répondre à certaines questions, arguant qu'elles étaient
«beaucoup trop compliquées pour être traitées dans le cadre d'une telle interview ».
Mis en face de quelques unes de ses contradictions, monsieur Starck préfère «passer à autre chose » ... Bien, bien...
Toujours est-il que, lassé par le design (ou son travail ?) au point de faire des déclarations fracassantes à la presse allemande en mars dernier, et n'étant pas à une contradiction près,
Starck opère un tournant à 180° (un de plus, me direz-vous...) et décide aujourd'hui de se fondre dans le costume d'un directeur d'école de design pour le compte d'une émission de
«real T.V» qui sera diffusée (en principe) au début 2009 par la chaine anglaise
BBC 2.
Déjà profondément réfractaire au clinquant et au pathétique de toutes ses émissions de «télé réalité», j'ose à peine imaginer un résultat après l'apport indigeste du discours « philosophico-designo-pubeux » de notre "monsieur design" national. Sûr que les pauvres téléspectateurs britanniques risquent de contracter une «grosse fatigue » ...
Philippe Pernodet / Ph.P ;))